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LA FERTE SOUS JOUARRE (77260)

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LA FERTE SOUS JOUARRE (77260) is part of the department SEINE ET MARNE in the region ILE DE FRANCE.  In 2011 , when the last census in this county, its population was 9222 dwellers

Les communes ou villes les plus proches sont - REUIL EN BRIE - SEPT SORTS - JOUARRE - SAMMERON - CHAMIGNY
The Inhabitants of this commune LA FERTE SOUS JOUARRE call the Fertois / Fertoise.

Histoire

La Ferté-sous-Jouarre, naissance d'une cité, les origines

 Au fil du temps, des découvertes archéologiques ont prouvé que le hameau de Saint-Martin semble être le berceau de la ville. En 1820, en creusant une cave dans ce hameau, on trouva plusieurs cercueils en plâtre ainsi qu'en 1848, en rectifiant le chemin vicinal. En 1858, en établissant la route départementale N°4, on mit à jour des substructions gallo-romaines.

Puis, en 1864, les propriétaires du moulin de Condetz, en faisant élargir le lit du Morin, rencontrèrent des pièces de bois posées verticalement comme on fixait au milieu des marécages pour édifier des cités lacustres.Une corne d'auroch, 3 fragments de bois de cerf qui avaient dû servir d'instruments de défense, une arme de bronze (ou de fer) ayant la forme d'un glaive furent trouvés dans les mêmes circonstances et offerts au Musée de Meaux.Un vase funéraire qui renfermait des restes d'une incinération fut encore découvert en 1870 à Saint-Martin.

Sous Dagobert (628-638) eut lieu la fondation d'un certain nombre de monastères dont celui de Reuil.Au IXe siècle, suite aux différentes invasions, les hommes élevèrent des fortifications, c'est la naissance du mouvement féodal. C'est à cette époque qu'apparut un nouveau chef militaire dans la région : Anculfus.Il a certainement été placé là pour défendre l'abbaye de Jouarre, dont Hermentrune, femme du Roi Charles le Chauve, qui était l'Abbesse.Il s'installa sur une Île de la Marne d'où il pouvait s'opposer au passage des ennemis, il y construisit une forteresse, qui comme le voulait l'usage prit son nom : Firmitas Anculfi (ferme fortifiée d'Anculfus).La cité portera ce nom jusqu'au XIIIe siècle, qui devient par une évolution de langage : Ancoul, Aucoul, Au Col.Dans les temps troublés de la Révolution Française, on trouvera la petite ville désignée sous le nom de : La Ferté dite sous Jouarre. En 1793, un décret indiquait qu'à l'avenir, la ville serait dénommée : La Ferté sur Marne.En l'An III (1795), c'était La Ferté sur Morin.Le 4 Floréal An V, soit le 23 Août 1797, après bien des péripéties, la ville redevient :La Ferté-sous-Jouarre.

MEMOIRE D'UNE TERRE

Avant l'établissement des Francs en Gaule, le chef Germain accordait pour récompense au guerrier qui s'était distingué au combat : une framée (lance), ouun cheval, ou bien il était convié à un festin.Après la conquête, ce furent des terres que le chef Franc donna à ceux qui lui restaient fidèles. Ces terres furent connues sous le nom de « bénéfices ».Les propriétaires de grands fiefs, obligés, dans un temps où les guerres étaient si fréquentes, de se faire des alliés, donnèrent à d'autres vassaux quelques portions deleurs propres domaines en bénéfices, de sorte qu'une multitude de fiefs et d'arrières fiefs étaient dans la mouvance des grands feudataires.A partir du IXe siècle, toute terre était propriété de la noblesse ou du clergé.

Les Comtes de Brie et de Champagne

C'est par Herbert Ier, Comte de Vermandois, mort vers 943, que la Brie fut réunieà la Champagne.Hubert III, l'un de ses arrières-petits-fils, était Comte de Troyes et de Meaux.Au XIIe siècle, sous l'autorité des Thibaut, on voit de nombreux édifices religieux se créer : plusieurs églises, monastères et hôpitaux.La Champagne et la Brie, sous leur administration, voient se développer leur commerce et leur industrie. Troyes et Provins deviennent des villes manufacturières.Meaux, Coulommiers, Provins, Lagny ont des foires très importantes.Le mouvement communal se répand dans le nord de la France.

En 1179, Meaux obtint sa charte d'affranchissement.En 1230, le droit de choisir son Maire et ses échevins est accordé à Provins.Les Vicomtes de La Ferté-au-Coul avaient la voirie (viatoria) de ce territoire, c'est à dire qu'ils en étaient Seigneurs suzerains et hauts justiciers.

Hugues Ier : (1096) Seigneur d'Oisy, châtelain de Cambrai est certainement le premier Vicomte de La Ferté.

Hugues II : Fils du précédent et père de Geoffroi qui, à sa mort, hérita des vicomtés de Meaux et de La Ferté.

Geoffroi ou Godefroi (1115 – 1167) : Vers 1140, Geoffroi, chevalier, Vicomte de La Ferté-au-Coul, pour le « remède de son âme et le salut de ses prédécesseurs » fit don au chanoines de l'église de Meaux, de la voirie de Changis et de tous les droits Seigneuriaux ou privés qu'ils possédaient dans cette circonscription. Marié à Constance, ils eurent 2 enfants : Pierre et Ade.

Pierre : Fils de Geoffroi, Seigneur de La Ferté vers 1170, dut mourir sans descendance puisque la Seigneurie revint à sa sœur Ade.

Ade : Avec son fils Hugues, ils firent d'importantes libéralités à l'église de Reuil, entre autres le cens (redevance due par des tenanciers au Seigneur du fief).

Hugues III d'Oisy : (1171 – 1189) Il est cité comme Seigneur de La Ferté Anculph. Malgré 2 mariages, le premier avec Gerdrude de Flandres, le second avec Marguerite de Bois, veuve d'Othon, Comte de Bourgogne, il meurt sans descendance.

La Seigneurie de La Ferté passe dans la maison de Montmirail, suite au mariage de sa sœur Hildéarde avec André de Montmirail, Seigneur de La Ferté Gaucher.

Jean de Montmirail dit le Bienheureux : (1189 – 1217) Vicomte de Meaux, Comte de La Ferté Gaucher, Seigneur de Crevecœur, de Tresmes, de La Ferté Aucoul. Par sa gaité, son esprit chevaleresque, sa vaillance au combat et plus encore par l'étendue de ses connaissances, il devient le favori du Roi Philippe II Auguste (1165 – 1223), qui lui donne le surnom de « Jean de Bonté ». Converti par un moine, il se retire sur ses terres, pour s'occuper de fondations pieuses mais surtout pour se consacrer à l'éducation de ses 2 fils : Jean et Mathieu.En 1209, après avoir reçu le consentement de sa femme, il entre chez les moines de Longpont, près de Soissons, où il meurt en 1217.

Jean II : (1209 – 1240) Il est déclaré mort sans enfant.

Mathieu : (1240 – 1262) Frère de Jean, donne en aumône au Prieuré de Reuil, en 1245, une pêcherie « dans son eau de la Marne ». Il meurt lui aussi sans descendance, la terre de La Ferté retourne à sa sœur, Marie de Montmirail.

Marie de Montmirail : Du fait de l'époque, c'est son mari Enguerrand III de Coucy, qui administre ses biens. Il devient Seigneur de La Ferté en son nom.

Enguerrand III de Coucy : C'est un vaillant chevalier. En 1209, il participe à la croisade contre les albigeois. Il est à Bouvines en 1214 et fait partie de la Ligue contre la Régente. Il rentre au service de Louis IX (Saint Louis), qui le compte parmi ses plus fidèles Barons. Il meurt en 1242. C'est son second fils qui lui succède.

Enguerrand IV de Coucy : Il est rendu célèbre par un procès l'opposant au Roi.

En 1261, ayant surpris 3 jeunes flamands chassant sur ses terres, il les fait pendre sans autre forme de procès. Le Roi le fait arrêter et conduire à la Tour du Louvre. Il comparait devant la Cour des Pairs. Malgré le soutien des grandes familles féodales et des excuses au Roi, il fut condamné à 12 000 livres d'amende et à une expiation solennelle. Le produit de l'amende sert à fonder un hôpital à Pontoise et des écoles publiques à Paris. Il meurt en 1311. Avec lui s'éteint la branche directe des Coucy. Ses biens passent à son neveu Jean de Guines, celui-ci hérite de la Seigneurie des Ferté au Coul et Gaucher.

Jean III de Guines : (1311 – 1334) Il est confirmé dans ses droits par un arrêté daté de 1318. A sa mort, il laisse pour héritier sa fille Jeanne, qui ayant perdu son fils unique en 1335, ne peut entrer en possession de ses biens, la terre de La Ferté revient à la seconde maison de Coucy, par Enguerrand VI, frère de Jean de Guines.

Enguerrand VI de Coucy : (1335 – 1350) Époux de Catherine d'Autriche, fille du Duc Léopold et petite fille de l'Empereur Albert Ier. Il prend part à toutes les guerres de son temps, il se bat en Flandres contre Édouard III, Roi d'Angleterre.Il prend ensuite une part active à la guerre de succession de Bretagne. Il meurt en1350 en laissant pour héritière sa fille Jeanne de Coucy.

Jeanne de Coucy : (1350 – 1373) Elle épouse en 1352 Jean de Béthune.De cette union naît Robert, qui épouse en première noce Jeanne de Châtillon, décédée sans enfant, puis Ysabeau de Ghistelle. Ils auront 2 filles dont Jeanne, Vicomtesse de Meaux, dame de La Ferté Aucoul, Tancrou, Bellot-en-Brie, épouse de Robert de Bar. Ils eurent une fille prénommée Jeanne comme sa mère. Robert de Bar est tué au cours de la Bataille d'Azincourt en 1415. Sa veuve est présentée à Jean du Luxembourg.

Jean de Luxembourg : Gouverneur d'Arras, par le Roi Charles VI. Le contrat de mariage est daté du 23 novembre 1416. A cette époque, il montre déjà l'attachement qu'il porte aux Anglais et à la maison de Bourgogne.C'est un de ses hommes, Le Bâtard de Vendôme, qui fait prisonnière Jeanne d'Arc à Compiègne et qui la vend sans rougir aux Anglais moyennant 10 000 livres d'or.En 1435, il refuse de signer la Paix d'Arras, qui rapproche le Duc de Bourgogne du Roi de France. Il meurt en 1440, châtié par le Roi Charles VII.

Louis de Luxembourg : Neveu de Jean de Luxembourg, Comte de Saint Paul, qui devient Seigneur de La Ferté, il refuse également de signer la Paix d'Arras. Mais il se prend d'amitié avec le Dauphin (fils de François Ier) et fait alliance avec le Roi contre les Anglais . Louis XI lui confère le titre de connétable de France, et lui fait épouser en secondes noces Marie de Savoie.Par intérêt, il continue de mener double jeu entre le Roi et le Duc de Bourgogne. Découvert par les 2 parties, après son procès, il est conduit sur la Place de Grève où il est décapité pour le crime de lèse majesté, le 14 décembre 1475.

Du premier mariage de Louis de Luxembourg avec Jeanne de Bar est né Pierre, mort en 1472, père de 4 enfants, 3 fils morts sans postérité et une fille Marie de Luxembourg.

Marie de Luxembourg : Elle rentre en possession de la terre de La Ferté en 1487. Cette même année, elle épouse François de Bourbon, Comte de Vendôme.Ils ont 4 fils et à la mort de leur père en 1495, c'est Charles de Bourbon qui hérite des terres de son père, sous la tutelle de sa mère.

Charles de Bourbon : Duc de Vendôme, il épouse en 1513 Françoise d'Alençon, qui lui donne 13 enfants parmi lesquels :

Antoine de Bourbon : Père d'Henri IV.

Charles de Bourbon : Cardinal de Rouen, créé Roi par la Ligue en 1589, sous le nom de Charles X.

Louis Ier de Bourbon, Ier Prince de Condé : (1530 – 1569) Aïeul du Grand Condé, il hérite des terres de La Ferté-sous-Jouarre. Il adhéra au Calvinisme et fut le chef du parti protestant en France. Accusé d'être l'inspirateur de la Conspiration d'Amboise, il fut emprisonné par François II et relâché par son frère Henri III. Il épouse en 1551 Éléonore de Roye. Vaillant guerrier, il fut toutefois vaincu à Dreux en 1562, puis à Jarnac où il est assassiné en 1569. A sa mort, son fils Henri hérite de La Ferté.

Henri Ier de Bourbon, 2e Prince de Condé : Il est né à La Ferté-sous-Jouarre le 29 avril 1552, il apparaît après la mort de son père Louis de Condé, comme l'un des chefs du parti calviniste avec son cousin Henri de Navarre (futur Roi Henri IV). Il se marie en première noce avec Marie de Clèves en 1571 au Château de Blandy-les-Tours, mais elle meurt en 1574. Puis il épouse en secondes noces Charlotte de la Trémoille. Il sera, de cette famille Bourbon-Condé, le dernier propriétaire des terres de La Ferté. Par un acte du 18 juillet 1585, il vend La Ferté à sa belle-sœur, la Princesse de Conti pour un prix de 20000 écus d'or, qui lui procurent des finances pour son armée huguenote. La Princesse de Conti revend aussitôt les terres à Sieur de Larchant et Dame de Vivonne, fille de Dame de La Force qui épousa en secondes noces François de Caumont et dont un de ses fils deviendra le Maréchal Caumont de La Force et rachètera à sa sœur, Dame de Vivonne, les terres de La Ferté. Henri de Condé décède le 5 mars 1588 à Saint-Jean-d'Angely. Sa femme, soupçonnée de l'avoir empoisonné est emprisonnée. Son fils Henri II de Bourbon 3e Prince de Condé voit le jour le 1er septembre 1588, il sera le père du « Grand Condé » Louis II de Bourbon 4e Prince de Condé.

Jacques Nompar de Caumont Duc de La Force : Né en 1558, il sera marqué par l'assassinat de son père et de son frère lors de la Saint-Barthélémy, lui même réchappé par miracle. Ce drame le fait prendre la cause de Condé et Navarre et suit toutes les campagnes. Il devient l'un des généraux puis Maréchal de France en 1622. Le Maréchal de La Force vient à La Ferté en 1623 prendre officiellement possession de la Seigneurie. Il fut l'un des Colonels de la Compagnie des Arquebusiers de la ville. De son premier mariage qui dura 60 ans, il eut 12 enfants dont Armand Rompar de Caumont, à qui il cède La Ferté. Nompar donnera ses terres en dot à sa fille Charlotte qui épouse Henri de La Tour d'Auvergne, Vicomte de Turenne en 1653.

Henri de la Tour d'Auvergne, Vicomte de Turenne : (1611 – 1675) Commandant de l'armée d'Allemagne pendant la guerre de Trente Ans, lieutenant général puis Maréchal de France en 1643. Il est également Colonel de la Compagnie des Arquebusiers de La Ferté. Protestant, il est converti au catholicisme par Bossuet en 1668. Mais avant sa mort, lors de la bataille de Sasbach en 1675, au moment du décès de sa femme en 1666, il rend la dot de Charlotte à son père. En 1674, La Ferté-sous-Jouarre sort de la maison de Caumont de La Force et entre dans celle de La Rochefoucauld de Roye pour les raisons suivantes : Le Duc Armand de La Force et François de Roye ayant une filiation commune, et le Duc de La Force n'ayant plus d'héritier à la mort de sa fille Charlotte, il céda ses terres à François de Roye, cette possession fut légalement réalisée en 1682. A la mort de François, son héritier légitime fut Frédéric-Charles, mais son refus d'abjurer la religion protestante le fit s'émigrer au Danemark et le fit perdre tous ses droits et ses biens recueillis par ses enfants restés en France : François de Roye de La Rochefoucauld, Charles de La Rochefoucauld de Roye et Louis de La Rochefoucauld de Roye. Cette indivision cessa avant la mort de François. Un partage eut lieu et La Ferté échut à Louis de La Rochefoucauld de Roye, son fils Jean-Baptiste-Frédéric (connu sous le titre de Duc d'Enville). Son héritier eut pour fils Louis-Alexandre de La Rochefoucauld qui hérita à son tour des terres de La Ferté-sous-Jouarre.

Louis-Alexandre de La Rochefoucauld : (1743 – 1792) Protecteur éclairé des sciences et des arts, il fut membre de l'Assemblée des notables et des États Généraux (1789). Dernier Seigneur de La Ferté-sous-Jouarre, après sa mort, sa veuve se remarie à Boniface L.A. De Castellane et c'est sous ce nom qu'elle vend La Ferté à Monsieur Devouge, épicier en gros qui fit du château un magasin. Ensuite son gendre, Monsieur Dupuis, songea à restaurer ce château, il fit faire une estimation des travaux par Viollet-Leduc. Au montant annoncé, le propriétaire fit abattre, puis le terrain fut divisé par lots.

Pendant la Révolution, l'Assemblée Constituante supprima les provinces et divisa la France en départements. La Ferté devint chef-lieu d'un canton formé de 18 communes. Après s'être fait appeler en 1793 La Ferté sur Marne, puis La Ferté sur Morin, le 4 Floréal an V (23 août 1797), la ville prend son nom définitif : La Ferté-sous-Jouarre.

Cette période sombre de la fin du XVIIIe siècle apporta à La Ferté un épisode historique lors de la fuite de Louis XVI et de sa famille. Arrêté à Varennes, le convoi sur le retour de Paris s'arrêta à La Ferté-sous-Jouarre le 23 juin 1791 pour prendre un repas. Louis-Charles-Ambroise Regnard, Maire de la ville, accueille le Roi avec déférence dans son château de l'Île, ce qui lui vaudra quelques années plus tard d'être emprisonné mais d'éviter la guillotine grâce à la chute de Robespierre. En 1750, naissait dans la ville, Himbert de Flégny (Louis-Alexandre, Baron), Maire de La Ferté en 1792. Il fut membre de la Convention et député de Seine & Marne. Il adhéra au coup d'état de Bonaparte. Devint chevalier de l'Empire en 1808 et Baron en 1810. Il fit construire le Château des Abîmes appelé également des Bondons. Humbert s'éteint à La Ferté le 11 janvier 1825. Toute cette période apporta des modifications importantes à La Ferté. La délibération du Conseil de la commune du 22 novembre 1790, autorisa le Maire Regnard « à poursuivre l'annulation du péage du pont ». Par le décret du 2 novembre 1789, l'affectation à la nation des biens ecclésiastiques, les moulins firent partie des biens nationaux et donc des biens de la ville de La Ferté, ainsi que toutes les propriétés immobilières des établissements religieux. Le décret du 15 mars 1790 a supprimé les droits de banalité tenus depuis le Moyen-Âge par l'Abbaye de Reuil.

Avant la Révolution, il existait pour l'enseignement qu'une école de latin tenue par des religieuses. A partir de 1795, il fut arrêté qu'ils auraient, dans le canton de La Ferté-sous-Jouarre, 18 écoles priMaires dont 2 seraient placées dans la commune et les 16 autres dans les communes du canton : Changis, Ussy, Sammeron, Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux, Pierre Levée, Signy Signets, Jouarre, Bassevelle, Bussières, Citry, Saâcy, Méry, Luzancy, Sainte Aulde, Chamigny et Reuil.

Après la défaite de Leipzig en 1913, la France est envahie par la Coalition des grands États Européens. En 1814, la ville envahie va connaître l'un des derniers combats lancés par Napoléon Ier, la Bataille de Montmirail, il devra abdiquer.

LES ARMOIRIES DE LA VILLE

LOUIS, par la grâce de DIEU, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE
A TOUS PRESENS ET A VENIR, SALUT.

VOULANT donner à nos fidèles Sujets des Villes et Communes de notre Royaume un Témoignage de notre affection, et perpétuer le souvenir de Nous gardons des Services que leurs ancêtres ont rendu au Roi nos prédécesseurs, Services consacrés par les ARMOIRIES qui furent anciennement accordées aux dites Villes et Communes, et dont elles sont l'emblème, Nous avons, par notre Ordonnance du Vingt-six Septembre mil huit cent quatorze, autorisé les Villes, Communes et Corporations de notre Royaume, à reprendre leurs anciennes armoiries, à la charge de se pourvoir, à cet effet, par-devant notre Commission du Sceau ; Nous réservant d'en accorder à celles des Villes, Communes et Corporations qui n'en auraient pas obtenu de nous ou de nos prédécesseurs ; Et par notre autre Ordonnance du Vingt-six Décembre suivant, Nous avons divisé en trois classes les dites Villes, Communes et Corporations.

EN CONSEQUENCE, le Baron Regnard de Lagny, Maire de la Ville de La Ferté-sous Jouarre, Département de Seine et Marne, autorisé à cet effet, par délibération du Conseil Municipal du quatorze Juillet mil huit cent dix-huit, s'est retiré par-devant notre Garde des Sceaux, Ministre Secrétaire d'État au Département de la Justice, lequel a fait vérifier, en sa présence, par notre Commission du Sceau, que le Conseil Municipal de la dite Ville de La Ferté-sous-Jouarre a émis le voeu d'obtenir de notre grâce des Lettres Patentes portant Confirmation des Armoiries suivantes : D'AZUR, SEME DE FLEURS DE LYS D'OR ; AU LION PASSANT DE MEME ; lesquelles armoiries avaient été accordées à la dite Ville par les rois nos illustres prédécesseurs.

ET, sur la présentation qui nous a été faite de l'avis de notre Commission du Sceau, et des Conclusions de notre Commissaire faisant près d'elle fonctions de ministère public, Nous avons, par ces présentes signé de notre main, Autorisé et Autorisons la ville De La Ferté-sous-jouarre, à porter les Armoiries ci-dessus énoncées, telles qu'elles sont figurées et coloriées aux présentes.

MANDONS à nos amis et féaux Conseillers en notre Cour Royale de Paris, de publier et enregistrer les présentes : car tel est notre bon plaisir et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, notre Garde des Sceaux y a fait apposer, par nos ordres, notre grand Sceau en présence de notre commission du Sceau.

DONNE à PARIS, le vingt-neuvième jour de Juin de l'an de grâce mil huit cent dix-neuf et de notre règne le vingt-cinquième.

Vu au Sceau : Par le Roi
Le Garde des Sceaux Le Garde des Sceaux
Ministre Secrétaire d'État au Département Ministre Secrétaire d'État
de la Justice au Département de la Justice

Patrimoine

L'HÔTEL DE VILLE

L'Hôtel de Ville est un des bâtiments les plus remarquables de La Ferté – sous – Jouarre.

D'architecture néo – gothique, sa construction date de 1885.

Il fut érigé à l'emplacement du « Grand Dauphin Couronné », auberge du XVIe siècle, transformée en mairie en 1762 sous l'égide de Simon Geuvin, alors maire de la ville et meulier. Un programme de concours architectural fut élaboré.

Il prévoyait chaque détail de la construction, depuis les matériaux (dont, naturellement, la pierre meulière pour les fondations) jusqu'aux poignées des fenêtres.

Ainsi était – il précisé que les briques plates devaient provenir de la région de Reuil.

Treize candidats présentèrent leurs projets. C'est celui de l'architecte Paul Héneux qui fut retenu. Pour la réalisation du projet, il s'entoura des meilleurs artistes de l'époque : Bourgeois, Glaize, Deshayes, Desbois, …

Aujourd'hui, le bâtiment qui s'élève au cœur de la ville tient lieu de lien historique entre le patrimoine d'antan qui n'a pas résisté aux guerres successives et aux bouleversements des modes de vie, et le patrimoine contemporain propre au paisible de l'âme fertoise pour celui qui sait flâner.

 

L'EGLISE SAINT ETIENNE SAINT DENIS

 Jusqu'à la fin du XIVe siècle, il n'y a que deux églises paroissiales à La Ferté : Condé et Saint Nicolas.

Saint Denis était tout d'abord une petite chapelle successivement agrandie.

L'église de Condetz fut construite entre le IX et le Xe siècle, en remplacement de la chapelle Saint Martin.

Elle fut érigée par les moines de Reuil qui, depuis l'époque de leur fondation, veillaient aux intérêts religieux des habitants. Elle était située à 500 ou 600 mètres de la chapelle Saint Martin, au bord de la Marne.

L'église Saint Étienne de Condetz, se trouvant de l'autre côté de la rivière était excentrée par rapport au château. La célébration des offices s'en trouvait souvent compromise.

Au début du XVe siècle, un mouvement de population, en grande partie dû aux diverses invasions puis à la guerre contre les anglais, poussa les habitants à chercher aide et protection à l'intérieur de la forteresse. Les habitants choisirent comme « chapelle de secours » le Beffroi ou Tour du Guet. Elle fut agrandie peu à peu aux frais des paroissiens. C'est un peu plus tard que l'on construisit les dernières travées englobant la tour. L'église Saint Denis fut érigée entre 1620 et 1625.

D'après le journal de l'Abbé Duchêne, malgré son mauvais état, l'église Saint Étienne faisait toujours office de paroisse jusqu'en 1637.

Son usage étant moins fréquent, on abandonna l'idée de la réparer et les dégradations devinrent irréparables.

En 1750, lors d'une assemblée de la ville et de la paroisse, qui eut lieu à l'hôtel de ville, il fut décidé que les matériaux de la démolition de Saint Étienne serviraient à la restauration de Saint Denis.

D'après les bulletins paroissiaux les plus anciens, en 1580, l'église de Saint Denis avait déjà pris le double vocable Saint Étienne Saint Denis.

Les deux églises servent simultanément jusqu'en 1624.

La forme de la tour de l'église actuelle date de sa reconstruction en 1750, elle possédait un carillon. Les orgues furent achevés le 29 octobre 1628, le Maréchal de La Force, Seigneur de la ville à cette époque, vint entendre les premiers tuyaux.

 

CENTRE D’ART DE L’ANCIENNE SYNAGOGUE

Le rez-de-chaussée de l'Ancienne Synagogue abrite des expositions temporaires de plasticiens contemporains vivant dans notre région, inspirés par elle, ou de peintres faisant partie de notre patrimoine local, riche en la matière.

Au 1er étage du Centre d’art de l'Ancienne Synagogue, le Musée André Planson :André Planson (1898-1981) est né à La Ferté-sous-Jouarre, il a été associé à l’école de Paris avec les peintres de la « réalité poétique ». Les paysages de la vallée lui ont inspiré nombre de toiles colorées et dynamiques. Mac Orlan écrivait : « André Planson sait le langage des eaux et celui des bois, et, pour cette raison La Marne fait des grâces devant lui et se complait devant ses toiles». L’épanouissement de son talent nous est révélé dans une série d’aquarelles où l’artiste a saisi la transparence de la lumière et la grâce du rythme de ce coin d’Ile-de-France.

Le musée a été conçu avec une certaine chronologie : les tableaux présentés ont été peints entre 1930 et 1980. Au fond de la salle on peut voir une mise en scène représentant son atelier : on y découvre un meuble de peintre dans lequel venait se ranger ses tubes de couleurs, ses pinceaux, ses fusains, pastels…

 

FOCUS SUR L’HISTOIRE DU BÂTIMENT :

Inspirée d’un style romano-byzantin, la synagogue de La Ferté-sous-Jouarre fut construite en 1890 sur les plans de l’architecte Edmond Fauvet, et réalisée par l’entrepreneur Eugène Picard.

Nathan Lévy en fut le premier Rabbin, il conduira la cérémonie religieuse de l'inauguration du bâtiment le 21 septembre 1891en présence du Grand Rabbin de France, Monsieur Zadoc Kahn et du maire de La Ferté-sous-Jouarre, Paul Lallier.Après une lente migration des israélites de l’est de la France suite à l’annexion par l’Allemagne de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, la Communauté israélite de La Ferté-sous-Jouarre augmente de façon significative dans les années 1860.Un lieu de culte est trouvé dans un bâtiment de la Rue Saint Nicolas. Nathan Lévy, un jeune Rabbin de 25 ans, est nommé à demeure de 1871 jusqu'à sa mort en 1911.

La naissance officielle de la communauté est reconnue en 1867. La population juive est alors composée de marchands de bestiaux, de forains, bouchers, commerçants en tissus, chaussures, habillement et confection, et de six rentiers. Elle évoluera ensuite vers les professions libérales, médecins et notaires.

Le sculpteur et photographe Samuel Adam-Salomon (1818-1881) est d’ailleurs né à La Ferté-sous-Jouarre.

La maison de la Rue Saint Nicolas devenue trop petite, des subventions sont lancées pour construire la nouvelle synagogue qui sera en fonction en 1891.La communauté comprend à cette époque environ 30 familles résidant sur le canton de La Ferté, soit quelques 150 israélites, tous de culture ashkénaze.

Les années 1880-1900 marquent l’apogée de cette communauté, ce qui explique la construction de la synagogue. Elle diminue ensuite du fait de l'attirance de Paris et des villes telles que Meaux ou Château-Thierry.

En 1940, à la veille de la tragédie de la Shoah, la population israélite sur le canton est inférieure à une centaine de personnes.

La rafle du 22 octobre 1943 a conduit l’arrestation à La Ferté de 14 personnes âgées, dont 10 seront déportées et gazées à Auschwitz. Les 4 autres seront prisonniers à Drancy jusqu'à la libération du camp en août 1944.

Après les accords d’Evian en juillet 1962, quelques familles de séfarades d’Afrique du Nord s’installent à La Ferté-sous-Jouarre. Rapidement, ils deviennent plus nombreux que les ashkénazes, mais ils ne fréquentent pas la synagogue de la ville, préférant les offices séfarades de la communauté de Meaux. Finalement, il n'y a plus, à La Ferté, de communauté juive organisée, la synagogue remplit son office religieux jusqu'à l'exode de 1940. Après le guerre, elle n'est réouverte qu'à de très rares occasions, des travaux d'entretien deviennent urgents. La décision est prise en 1973 de vendre l’édifice à la ville. La municipalité de l'époque projette d’y ouvrir une bibliothèque dans l'immédiat puis à plus long terme de créer un musée consacré à la peinture et en particulier à l'œuvre d'André Planson, peintre fertois.

Depuis 2001, elle abrite des expositions temporaires d’art contemporain au rez-de-chaussée, et le musée André Planson, peintre fertois, au premier étage.

Centre d’art de l’Ancienne Synagogue
28, boulevard de Turenne - 77260 La Ferté-sous-Jouarre

Ouvert les samedis de 15h à 18h
et les dimanches de 10h à 13h et de 15h à 18h

Groupes : visites sur rendez-vous au 01 60 01 87 99.

 

LE BOIS DE LA BARRE

C’est au début du XIXe siècle que l’activité meulière fertoise s’industrialise, les carrières du Bois de la Barre vont prendre de l’essor. On abandonne la fabrication des meules d’un seul bloc, dite « monolithes », pour se tourner vers la production de meules dites « anglaises ». Cette innovation introduit une méthode d’assemblage de plusieurs morceaux : les carreaux, autour d’une seule pièce centrale : le boitard.

En 1837, les entreprises Gaillard, petit & Halbou, Vieille Gatelier fondent la Société du Bois de la Barre.

Vers 1900, le commerce des meules de pierre décline, les carrières de la Barre connaissent une ultime reconversion grâce à l’extraction de pierres destinées à la construction. Mais, une autre utilisation est moins visible : ce sont les ouvrages du nouveau métro parisien! Les moellons de meulière sont convoyés depuis les carrières jusqu’au bord de la Marne grâce à un ingénieux transporteur aérien, sorte de téléphérique. De là, des barges transportent la pierre jusqu’à la capitale. C’est l’époque de l’expansion de la banlieue de Paris et de ses pavillons en « meulière ».

Cet ancien lieu d’extraction de la pierre meulière, ce site à flan de coteau est un lieu idéal pour les randonneurs.

Depuis 2003, le Conseil Général de Seine et Marne et la municipalité de La Ferté sous Jouarre ont ouvert un « Espace Naturel Sensible du Bois de la Barre » qui offre un parcours pédagogique pour découvrir la faune la flore et bien sur le travail réalisé sur cette pierre extraite de cette terre.  Le boisement du Bois de la Barre est marqué par des peuplements qui ont naturellement colonisé un milieu transformé par l’homme au moment de son exploitation pour la pierre meulière. Le sous bois totalise 165 espèces végétales. Il offre de belle étendues de plantes printanières : Jacinthe des bois, Ficaire, Fausse renoncule, Anémone des bois… Les zones de coteau calcaire recèlent l’Orchis mâle. Parmi la faune, il est possible d’observer des mammifères comme le chevreuil, le sanglier, la martre, le blaireau, mais aussi dans les mares une espèce protégée en France : la salamandre tachetée. Ce circuit pédagogique permet au promeneur de découvrir ce site historique et écologique. Autre site du patrimoine meulier fertois, le lavoir de Morintru, qui fut rénové pendant l'été 2007 par les jeunes volontaires de l'Association Vir'volt Solidarités Jeunesses, aidés de l'Association Germinale. Grâce à cette rénovation, le lavoir se visite maintenant sur réservation auprès de l'Office de Tourisme.

 

LE PORT AUX MEULES

 

Dans le cadre d'une industrie ayant exporté des marchandises particulièrement pondéreuses (une meule = 1 à 5 tonnes) et à l'échelle planétaire, les moyens logistiques occupaient bien évidemment une place primordiale.

Les archives des XVIe – XVIIIe siècles témoignent d'un nombre assez important de ports à meules, ressemblant aux équipements mariniers de l'époque : non pas un quai avec des bassins comme les ports modernes, mais une simple plage (une « grève ») contre laquelle venaient se ranger les bateaux, et un espace vide en arrière pour stocker les marchandises en attente de chargement mais aussi permettre la manœuvre des équipages tractés.

La Ferté-sous-Jouarre dispose en matière de patrimoine meulier un monument unique au monde : « Le Port aux Meules du Pâtis de Condé », qui était bien évidemment le plus grand de tous.

Sa présence est attestée dès 1558, date à laquelle Louis de Bourbon, Prince de Condé et seigneur de La Ferté – sous – Jouarre, concède aux habitants le droit d'utiliser deux pièces de prés sises au faubourg : l'une du côté de Reuil et l'autre située du côté des îles de Condetz (Le Pâtis de Condé). Les fertois peuvent alors utiliser librement ces espaces pour y mener paître leur bétail, mais également pour y entreposer des meules.

En 1800, la nue propriété de ce port à meules de Condé appartient toujours au seigneur de La Ferté, le duc de La Rochefoucauld.

Il vend peu après aux négociants meuliers de la ville et en lots séparés.

Les années 1860 – 1870résultent de la véritable naissance de ce monument du quai des anglais, un des plus importants du patrimoine meulier fertois : 400 à 500 grosses meules monolithes empilées sur huit niveaux en bord de Marne, au droit des ateliers Gueuvin – Bouchon et compagnie.

Elles forment un mur de près de 4 mètres de hauteur.

Sur ce quai venaient accoster les lourds chalands en quête de meules, et plus tard les bateaux à vapeur. Ils pouvaient ainsi charger les lourdes pierres de plein bord, même lorsque la rivière était en crue.

Ce monument a gardé une forte puissance évocatrice et ne laisse aucun visiteur indifférent, surtout à l'endroit où débouche un passage souterrain, donnant à voir toute une colonne de meules sur une bonne partie de son diamètre.

 

LE KIOSQUE À MUSIQUE

Face au théâtre municipal, pourvu d'un socle en pierre meulière, c'est bien sûr en fanfare que le kiosque à musique fut inauguré le 3 mai 1903.

Le 9 avril 1893, Auguste Alfred Cocu à la veille d'un voyage, rédige son testament. Plusieurs années se sont écoulées et Monsieur Cocu décède à l'âge de 50 ans, en janvier 1900 sans laisser d'enfant. Les héritiers découvrent alors qu'il a fait don à la ville de 10 000 Francs pour y construire un kiosque à musique sur le Pâtis de Condé. Après avoir connu des heures musicales à l'ombre des arbres de la place, la présence d'orchestres sur le kiosque a progressivement diminué pour disparaître complètement.

En 2009, le kiosque à musique a été entièrement rénové.

Aujourd'hui, aux sons de nouveaux rythmes « La Fête de la Musique » et quelques autres fêtes ponctuelles lui feront revivre des heures festives.

 

LE THÉÂTRE MUNICIPAL

Tout en pierre meulière et décoré en façade d'un avant – corps aux allures d'église baroque, le théâtre municipal fut construit en 1892 puis inauguré en 1896. On le baptise Théâtre « Eldorado ».

Au début du XXe siècle, des troupes de passage donnèrent des représentations.

En 1914, la Bataille de la Marne le transforme en hôpital, celui de la Rue de Chamigny, dirigé par le Docteur Bar et secondé par le Docteur Helmann, étant submergé de blessés.

Il devient ensuite le lieu où l'on peut assister aux concerts, pièces de théâtre, harmonies et réunions politiques, salle incontournable de la vie fertoise.


MEMORIAL BRITANNIQUE

Le 5 septembre 1914, près d’un million de soldats français et leurs alliés britanniques, combattants vaincus des batailles meurtrières aux frontières, harassés par une retraite épuisante, font résolument volte-face et reprennent l’offensive. Ce sera la première Bataille de la Marne, une victoire au prix de 7 jours de combats acharnés sur une ligne de front de plus de 200 kilomètres, brisant la ruée allemande, protégeant Paris et sauvant la France de l’invasion. La Ferté sous Jouarre fut un des théâtres de ces combats.

Le Dimanche 4 novembre 1928 eu lieu l’inauguration du Mémorial en présence du Maréchal Foch, d'un imposant monument portant, gravé dans la pierre, 3 888 noms d’officiers et de soldats tombés lors de cette bataille en septembre 1914.Ces hommes appartenaient aux Forces expéditionnaires britanniques représentant six divisions commandées par le Général Sir John French. Ce monument a été élevé par le gouvernement anglais en bordure de la Marne sur un terrain offert par Mademoiselle Fizeau de Jussieu, descendante du savant Hippolyte Fizeau de Jussieu qui fut membre de l'Académie Royale de Londres. Ce sanctuaire est l'œuvre du sculpteur Goldchmidt<s

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